Crédit personnel
Le recours au crédit personnel est devenu, pour presque toutes les familles,
un élément de la vie quotidienne. En France, actuellement, plus
de 12 millions de foyers ont un crédit en cours, ou plus d'un pour certains,
avec les risques encourus. Il est vrai que c'est un moyen rapide de s'équiper,
d'envisager des projets, de se lancer dans des travaux, tout en gérant
mensuellement les coûts.
Néanmoins, il faut toujours considérer le crédit personnel
comme à usage exceptionnel, en fonction de ses revenus et du budget mensuel
déjà consacré à la vie de la famille, sous peine
de vite se retrouver soumis à un endettement quelquefois majeur difficile
à résorber. Si les conditions ne sont pas remplies pour gérer
les remboursements sans heurts, il vaut mieux s'abstenir de s'engager dans cette
voie.
Le crédit personnel est généralement contracté
pour acquérir des biens ou prestations de services. Les vendeurs des
magasins de meubles et d'électroménager les proposent, il est
vrai pour des achats nécessaires, quelquefois pour du “superflu”
– là encore, il est du ressort de chacun de se limiter et de ne
pas se laisser entraîner à ces facilités de paiements illusoires
– ; les concessionnaires automobiles y voient pour la plupart le seul
moyen pour une famille d'investir dans une automobile et les arguments pour
y parvenir sont appris et décrits comme essentiels... Que ce soit par
une société de financement en relation directe avec un fabricant
ou un spécialiste du crédit, le principe est généralement
le même : le client fourni un apport, dit “personnel”, et
le solde est calculé informatiquement. D'autres formules de crédit
sont qualifiées de “total” : dans ce cas, une fois fournis
les différents documents nécessaires à l'établissement
du contrat, le financement est calculé et accepté, et vous repartez
“propriétaire” de votre bien. Hors délai de livraison,
selon le matériel acquis...
La notion de crédit personnel renferme deux démarches distinctes
principales : le prêt personnel qui est attribué par un établissement
spécialisé et qui est remboursable en mensualités régulières,
chaque mois, pour un bien précis identifié (voiture, frigidaire...),
ou pour une somme qui servira à ce que souhaite le client (voyage, bien
de consommation, réserve de trésorerie...) ; seconde forme possible
: le crédit renouvelable. Après examen et étude des revenus,
un établissement de crédit met à disposition du demandeur
une réserve d'argent qui se reconstitue au fur et à mesure des
remboursements, permettant de nouveau le déblocage d'un nouveau montant
pour des acquisitions futures. Il est généralement consenti avec
attribution d'une carte de crédit spécifique permettant de régler
des achats ou de retirer de l'argent telle une carte de crédit “normale”.
Attention aux effets pervers d'un tel système qui permet de confortables
revenus aux établissements prêteurs tout en “fidélisant”
par obligation de remboursement ses clients...
Enfin, se souvenir que tout crédit a un coût qui prend en compte
le prix d'achat du bien, l'apport initial (éventuel, donc le montant
emprunté), le TEG (Taux Effectif Global, calculé à l'année,
qui inclut les frais de dossier, de gestion et d'assurances obligatoires, le
nombre de mensualités), leur montant, et le coût de l'assurance
optionnelle retenue (facultatives, ce sont les assurances décès,
invalidité, maladie et, éventuellement, perte d'emploi, si vous
pouvez en bénéficier).
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